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La Montagne Infinie #3 - 2025
Résidence de création artistique avec 
Irene Abello - Il ne reste que ce qui les abrite 2025
Flavien Durand - Sans nous 2025
Mar Serinyà Gou - La remuntada 2025

À l’occasion des 100 ans de l’Exposition internationale de la Houille Blanche et du tourisme, Irene Abello, Flavien Durand et Mar Serinyà Gou inscrivent leurs recherches dans une réflexion concernant notre dépendance actuelle à l’énergie. Les artistes questionnent ainsi les enjeux présents et futurs liés à la raréfaction de cette énergie. Ensemble, par leurs approches poétiques, fictionnelles, sensibles, les artistes racontent l’érosion géologique, sociale et métaphysique de l’Oisans.

Tant ressource qu’objet de contemplation, l’eau est au centre des enjeux des vallées uissanes. Elle façonne la beauté des paysages montagneux tandis que ses usages poussent à une dégradation de la biodiversité alpine.

Irene Abello
Les vallées de l’Oisans sont un territoire façonné par la présence et le passage de l’eau sous toutes ses formes, qui se confronte aujourd’hui aux bouleversements climatiques. Il ne reste que ce qui les abrite est une série photographique issue de l’arpentage de ce territoire par l’artiste lors du premier temps de résidence.
Une bâtisse perchée au sommet d’un glacier, jadis enfouie sous la neige, se dévoile un peu plus chaque année au rythme du retrait glaciaire ; un immense filet de contention attend, immobile, l’éboulement annoncé d’une paroi sèche ; un château d’eau semble suspendu au cœur d’une forêt dense… Ces images, agrandies et imprimées sur un tissu translucide, deviennent des étendards. Portées par des performeur·euses, elles regagnent la montagne. Elles parcourent à leur tour ces paysages, comme des apparitions ou des mirages.

Flavien Durand
Sans nous est un conte cosmique. Il nous invite à renouer avec l’expérience intime et universelle qui consiste à sentir l’étrangeté de notre présence sur Terre.
La vidéo nous plonge dans le temps long de la Terre. Trois âges se succèdent à l’infini : l’âge du monde sans vie ; l’âge de l’eau qui voit naître l’humanité ; et l’âge du silicium, celui des corps devenus machines. L’installation est un sanctuaire créé par les humain·es de l’âge de l’eau à destination des futur·es habitant·es de notre planète. Pensé comme le dernier refuge d’un monde où l’eau viendrait à disparaître, cet espace abrite ce qui nous importait alors.
L’artiste cherche ainsi à partager une nostalgie du présent, une forme de sidération qui serait encore capable de nous relier en tant qu’humain·es.

Mar Serinyà Gou

LA REMUNTADA est une performance vidéo qui aborde ces questions. L’artiste cherche à atteindre le sommet d’une montagne d’ardoise qui s’effondre à chaque pas, afin de mettre en perspective la contradiction qu’elle éprouve lors de son ascension. Une contradiction exprimée par le son de l’eau qui coule, des pierres qui dévalent la montagne et celui d’un monocorde. Créé pour l’occasion, cet instrument simule des glissements de terrain et trouve de nouvelles harmonies, apparemment désaccordées, qui nous conduisent à l’incertitude d’un effondrement.

Du 24 avril 2025 au 23 mai 2025

17 juin 2024 Sur les traces de l’eau. Une promenade géographique, du village au vallons.